3 Pistes pour gérer sa colère au travail

Comment gérer sa colère au travail

Voir une personne isolée se mettre en colère, au travail, est un évènement désagréable, mais plutôt rare. Personne n’a envie de sortir de ses gonds et celles qui en sortent sont immédiatement considérées comme peu assertives.
On peut, en revanche, assez facilement, croiser un collègue qui a eu à gérer sa colère comme il le pouvait. C’est-à-dire, sans vraiment la traiter.
On dit, dans ces cas, qu’on encaisse.
Comment faire pour gérer sa colère dans un contexte de plus en plus sous pression ? Avez-vous lu mon article sur l’affreux personnage et la critique négative gratuite ?
Je parle des trois types de réponse possible à l’agression :

  • animale
  • sociale
  • sage

Comment gérer sa colère sans la subir ?

Si vous vous rappelez, j’avançais dans un précédent article, qu’on adoptait plus généralement la réponse sage.

Pour être plus précis, j’ai dit que c’est ce qu’on croyait faire.

Mais la réponse sage n’est pas celle dans laquelle on avale des couleuvres.
Ce n’est pas non plus celle dans laquelle on serait amené à enfouir sa colère…
Pour tout vous dire, cette réponse qui passe souvent pour la plus acceptable, n’est pas accessible à tous, immédiatement. Elle n’est pas non plus souhaitable quand vous ne pouvez pas vous-même réparer.

Je vous invite à penser à une situation concrète passée.

Ça y est, vous l’avez ?

Avant de décider de votre réponse à l’agression, penchons-nous sur quelques options pour agir au mieux.

1. Gérer sa colère : prendre du recul en faisant une pause

Quelques minutes, voire quelques heures de pause font toujours du bien. Les pauses ne sont pas seulement utiles pour prendre du recul.
S’arrêter aide aussi à faire baisser la pression, comprendre la situation et organiser le flux de ses pensées.
Sans pause, difficile de voir les choses sous des angles différents.
Difficile alors d’envisager des options.

Vous le savez bien, réagir à chaud est généralement préjudiciable.
Cependant, la pause se suffit rarement à elle-même.


Que faire pour tirer profit de ce moment ?

2. Évoquer le positif dans votre vie

C’est parce que vous aurez fait une pause, que vous pourrez penser à ce qu’il y a de bien dans votre vie. Relativiser en pensant aussi au positif permet, dans un deuxième temps, de faire le tri dans le négatif.
D’abord, vous n’en garderez que ce qui compte vraiment pour vous.
Ensuite, vous éviterez de vous perdre dans les détails et d’éventuels problèmes d’égo.
À ce stade, il y a des chances pour que vous ayez retrouvé une bonne partie de vos esprits.

Et si on réfléchissait à ce qui a causé votre colère ?

3. Réfléchir à ce qui a causé votre colère

Vous êtes, maintenant, apaisé. Vous vous demandez peut-être, ce qui a bien pu vous mettre dans un état pareil. C’est le cas surtout quand le dommage n’est pas apparent. Rien de cassé, vous n’êtes pas blessé et vous n’avez pas été insulté ou humilié ouvertement.

Quel a été le dommage ?

Dans ce cas, on parlera plutôt de dommage symbolique. Cela arrive quand, par exemple, vos collègues ont reçu du matériel neuf et vous êtes le seul à ne pas en avoir bénéficié.
Votre matériel fonctionne, mais celui de vos collègues ne dysfonctionnait pas non plus. Il est légitime de se poser la question :
« Pourquoi pas moi ? ».
On peut se demander s’il y a un message dans cet acte.
Parfois ce n’est qu’un oubli.

Minimiser le dommage est une erreur

Ce qu’il faut retenir de ça, c’est que parfois même si le dommage n’est pas évident. Un dommage a été causé. Vous donner l’occasion de l’identifier, vous permet de vous rassurer sur au moins un point. Vous n’êtes pas fou.

Est-ce un détail ?

Si vous m’avez bien suivi, vous avez compris que non.

Pourquoi n’est-ce pas un simple détail ?

Souvent les dommages symboliques ne sont pas clairement identifiés. On peut sentir un manque de légitimité à l’exprimer.
Une colère non exprimée est enfouie et peu facilement tourner en sentiment de culpabilité.
Ce sentiment peut vous amener à vous exclure vous-même du groupe.
Alors non, je vous assure, il vaut mieux traiter la colère que la culpabilité.

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4. Gérer sa colère : un début de solution ?

Une fois ces trois étapes réalisées, il est fort probable que vous puissiez parler des raisons de votre colère de façon acceptable par vos interlocuteurs. Savoir gérer sa colère, c’est faire preuve d’assertivité.
À mon sens, dans 80% des cas, la réponse sociale est la plus adaptée.
Elle permet, en effet, de vous exprimer sans être tenté par le règlement de comptes.

Une fois le dommage traité, vous ne serez pas exempté de la réponse sage. Sans quoi, votre bien-être au travail, sera durablement entamé

Vous vous sentez empêtré dans des émotions fortes ? Difficile d’y voir clair ? Et si c’était le bon moment pour consulter un coach professionnel ?

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