Maîtriser ou gérer ses émotions : que faire ? - àMoiLePublic !

Maîtriser ou Gérer ses émotions ?

Gérer ses émotions…“. On entend et lit de tout sur les émotions : “on ne contrôle pas ses émotions”, “on ne les gère pas”, “si on les gère mais on ne les maîtrise pas…”.

Je vous propose ici de mieux appréhender ces expressions afin de comprendre comment les émotions fonctionnent et apprendre à mieux tirer partie de vos émotions et développer votre intelligence émotionnelle.

Vous avez peut-être entendu parler aussi plutôt des émotions sous forme d’injonction, “tu dois te maîtriser”, “Tu dois contrôler tes émotions” ou pire, sous forme de recommandation : “Te déconnecter de tes émotions te permettra de ne plus subir de stress… faire face à toutes les situations…”

De quoi se perdre tout seul si on est justement en prise avec une situation stressante et débordé par ses propres émotions dont on ne sait plus quoi faire parce que quand tout va bien, on n’y pense pas. Vous ne trouvez pas ?

Quelles sont les émotions de base ?

Et si on reprenait les choses dès le début et le plus simplement possible ? C’est ce que je me propose de faire dans cet article. Est-il possible de gérer ses émotions pour enfin oser prendre la parole en public et prendre sa place auprès des gens qui nous entourent ?

Angoisse, ressentir l'émotion de la peur

Mais de quoi parlons-nous en fait ? Qu’est-ce qu’une émotion et à quoi elle sert ? Vous avez certainement déjà une idée et vous savez au moins qu’il en existe de plus ou moins désagréables. Dans le langage commun on utilisera aussi le terme “émotion négative” sur lequel nous reviendrons, si vous le voulez bien.

Les émotions connues et reconnues de tous sont : la colère, la peur, la tristesse et la joie. Oui, oui, certains parleront de surprise ou encore de sidération voire même de honte ou encore de dégoût.

Mais, je vous propose de commencer le plus simplement du monde afin de faire un peu de tri sur nos idées et partir sur des bases solides. On y va ?

 

Maîtriser ses émotions VS gérer ses émotions

Vous êtes plutôt du côté de la maîtrise…

Il me semble qu’il y a souvent confusion entre ces deux concepts abstraits pour la plupart : “maîtriser ses émotions” et “gérer ses émotions“.

C’est comme si d’un côté on pouvait faire ce que l’on veut de ses émotions. Les maîtriser serait comme s’il suffisait d’appliquer une recette magique. Ou encore,

de suivre une formation qui nous permettrait d’apprendre à les mettre dans une boîte pour continuer à vivre comme si de rien était sans travail de remise en question.

Vous vous dites que c’est plus judicieux de les gérer…

De ce côté, l’action semble être plus subtile car on ne cherche plus à contrôler ses émotions.

Ces dernières sont bien là, on ne peut pas s’en débarrasser mais l’idée est plus de les accompagner, de les canaliser, d’en faire quelque chose. Dans ce cas, on pourrait assimiler l’émotion à un enfant qui a besoin d’être reconnu dans ce qu’il vit pour pouvoir passer à autre chose.

Qu’en pensez-vous ? De quel côté vous situez-vous en ce moment ? Pensez-vous qu’il s’agit plutôt de les gérer ou de les maîtriser voire les contrôler ?

Les effets de nos choix sur notre bien-être au long terme

Je vais peut-être jeter un pavé dans la marre mais il me semble que les deux sont possibles. Ce sont les effets pour notre santé mentale et physique qui ne sont pas les mêmes. Dans les deux cas, nous sommes conscients de leur présence et c’est déjà très, mais alors, vraiment très positif.

En effet, nous ne sommes pas tous conscients des émotions que nous vivons et comme je le disais plus haut, certains peuvent même conseiller de se déconnecter de ses émotions pour ne plus avoir à les gérer.

Maîtriser ou gérer ses émotions quand ça déborde

Maîtriser ses émotions peut être contre-productif

L’effet pervers que j’ai pu observer, lorsque la personne qui se trouve en face de moi cherche à maîtriser plutôt qu’à gérer ses émotions est pour moi évident. La personne concernée a tendance à vouloir se couper de ses émotions, ce qui revient à en perdre conscience.

Ces personnes sont en général moins à l’aise à l’oral ou socialement. Elles se privent, en effet, d’une mine d’informations subtiles envoyées par leur propre corps. Une partie de la personne semble alors inanimée, sans vie.

Mais il y a un autre effet pervers. En agissant de la sorte elles se coupent également des autres et s’éloignent de leur chemin de croissance inhérente à notre essence même..

C’est justement parce qu’on écoute ce qui se passe en nous que nous pouvons notamment gérer finement une critique quand nous prenons la parole en public. En effet, écouter ses émotions permet d’entretenir un lien ajusté avec ses interlocuteurs et développer son assertivité.

Quand vous interagissez avec les autres, quelles sont les émotions qui vous semblent les plus difficiles à gérer ?

Bien sûr, nous sommes nombreux à contacter une sorte d’angoisse ou de stress difficilement palpable. Cependant, si on cherche un peu plus loin ou peut-être plus près de soi… on peut se surprendre à simplement ressentir.

Personnellement, il y en a une qui a pu me mettre en difficulté. Vous serez peut-être étonné à moins que vous ayez vécu la même chose. Je vous parle de la joie… Et vous, où en êtes vous ? Etes-vous plutôt gestion ou maîtrise des émotions ?


Si vous lisez ces quelques lignes, il est possible que vous fassiez partie des hypersensibles ou introvertis. Si c’est le cas, vous captez un nombre d’informations plus important que les extravertis ce qui peut rendre vos interactions sociales plus “compliquées”.

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Comment gérer ses émotions ?

Que faire concrètement pour mieux gérer ses émotions ?

Vous êtes peut-être tombé d’accord avec moi : il est préférable de gérer ses émotions plutôt que de chercher à tout prix à les maîtriser voire les enfouir au plus profond de nous-mêmes.

Que faire alors ? Ou pour rester modeste, par où commencer pour mieux gérer ses émotions ?

Vous vous en doutez déjà, rien de nouveau sous le soleil. Première étape , les écouter afin de pouvoir les percevoir, les distinguer, identifier précisément leurs déclencheurs.

Ce travail qui peut paraître laborieux permet de les comprendre et par conséquent de les accepter mais aussi de s’accepter soi-même. “Rome ne s’est pas construite en un jour” et développer son intelligence émotionnelle passera par l’entraînement.

J’aime classer les émotions en deux catégories : celles que nous vivons facilement et celles qui nous débordent pour différentes raisons. Parfois, ce trop plein d’émotion, ne correspond pas un afflux exagéré mais plutôt à une forte énergie dépensée pour la contenir, la contrôler ou la maîtriser. Gérer ses émotions, dans ce cas, c’est comprendre ce qui se passe en soi.

Est-ce que l’émotion que je suis en train de vivre est acceptable ou ne l’est pas ?

On remarque alors, que la maîtrise des émotions, à laquelle nous tenons ne concerne qu’une ou deux d’entre-elles et qu’elles se manifestent dans des contextes bien définis.

Pouvons-nous alors nous contenter de gérer nos émotions ? Ma réponse est non. Elle ne peut constituer qu’un travail, clé certes, mais préalable pour affronter la situation problématique qui parfois se dénoue d’elle-même mais qui peut aussi nécessiter d’autres prises de conscience.

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