Oser prendre la parole en public en 3 clés - àMoiLePublic !

Oser prendre la parole en public en 3 clés

Allez-vous oser prendre la parole en public ?

Quand on n’a pas de prédisposition ou qu’on n’a pas l’habitude de s’adresser à un auditoire, se jeter dans l’arène et prendre le micro, n’est pas une mince affaire. On peut alors décider d’agir de manière proactive ou de subir ce moment désagréable.

Une réponse proactive à cette situation demande un minimum de préparation et une bonne dose de motivation.

Si on se demande ce que “se motiver” signifie, on peut, en résumé, traduire ce mot par l’expression “se mettre en mouvement”. En fait ça veut dire, en clair, “se bouger”.

Alors, êtes-vous prête, prêt à vous bouger pour prendre la parole en public ? De quoi auriez-vous besoin pour faire votre premier pas ?

En se projetant dans leur prochaine prise de parole, certains sentent leur boyaux se tordre. Pour eux, oser prendre la parole en public veut dire passer un très mauvais quart d’heure.

La réaction naturelle à ça est donc de fuir tout ce que, de près ou de loin, leur fera y penser. Il est par conséquent impensable de consacrer le moindre moment à se préparer : « Je ferais comme d’habitude […] moins j’y pense, mieux je me porte […] je passerai un moment désagréable, tant pis… ». Oser prendre la parole en public ? Pourquoi faire ? J’y suis contraint.

On n’est pas tous égaux face au public. Les plus extravertis d’entre nous pourront réussir avec une préparation bâclée quelques minutes avant de s’exprimer, une ou deux pirouettes et leur sourire « Hollywood ». Dans le pire des scénarios, s’ils réalisent une contre-performance, ils seront à peine affectés et accorderont peu d’importance à leur échec.

Mais, si au contraire, vous faites partie, tout comme moi, des introvertis un chouia perfectionnistes, il en sera tout autrement. Il ne se passera pas une journée sans y pensiez.

Si vous faites partie de ceux et celles qui préfèrent ne pas y penser, vous pouvez arrêter ici votre lecture. Dans le cas contraire, je vous invite à vous bouger mais pas n’importe comment ;).

Une bonne dose de motivation pour oser prendre la parole en public

La passion pour oser prendre la parole en publicC’est là que la motivation va jouer son rôle. Si nous sommes motivés, nous allons envisager de nous en tirer à bon compte. L’attente devient alors beaucoup plus supportable que si nous mettons notre énergie à chercher un moyen d’éviter ce que nous redoutons le plus : tous ces regards qui nous dévisagent alors que nous avons du mal à trouver une légitimité pour parler.

Peut-être vous êtes-vous déjà fait la réflexion : “ Quelle perte de temps ! Pourquoi un rapport écrit ne leur suffit pas ? ”. En tout état de cause, vous savez que vous n’y couperez pas. Alors, comment trouver l’énergie pour se préparer et transformer cette attente pénible en opportunité de se dépasser à l’oral ?

Si à ce stade vous êtes encore au point mort, votre balance doute confiance s’incline plutôt du côté doute. Il va falloir se trouver du carburant afin de pouvoir renverser la tendance et booster votre confiance.

Les 3 clés pour s'affirmer PDF

En effet, notre niveau de motivation dépend de l’énergie disponible pour se mettre en mouvement, vous vous rappelez ? Je vous propose donc de commencer par lister les activités non pas que vous aimez, mais que vous « kiffez grave ».

Allez, on prend un bout de papier et un crayon et on liste ses passions. Il peut s’agir de tout et n’importe quoi pourvu que ça vous redonne le sourire. Vous verrez plus tard si ce que vous listez peut vous aider réellement ou non.

L’objectif est de inventorier les dix activités que vous préférez et qui pourraient vous aider à oser prendre la parole en public. Tentez de faire taire cette petit voix critique en vous si elle se manifeste et faites juste votre liste si vous voulez bien.

La prise de parole, une opportunité pour oser

On se fait souvent une montagne de la préparation de notre intervention orale. Et c’est vrai que c’en est une !

Quand je dois prendre la parole prochainement, je navigue entre l’idée que je me fais du moment où je vais parler et celle où je suis à ma table de travail sans savoir quoi écrire. Ces images vous parlent ?

Alors, comment sortir de ces deux images contraignantes qui nous pompent toute notre énergie ? Adopter la technique de l’éléphant ! Vous connaissez ? Elle consiste à d’abord prendre conscience de notre état et de la représentation qu’on se fait de l’exercice puis de segmenter la préparation en petites tâches.

Organiser la préparation de sa prise de parole

En effet, diviser une “mission” en petites tâches comporte au moins deux avantages. Cela fait disparaître la montagne mais ça aide aussi à se rendre compte qu’on avance dans la préparation. A certains moments, c’était lors de mes révisions pour mes examens, la tension était si forte que j’avais du mal à me concentrer plus d’un quart d’heure.

S’aider de la méthode pomodoro pour se préparer à prendre la parole

J’avais alors entendu parler de la méthode pomodoro : il s’agit de faire des courtes séances de travail entrecoupées de petites pauses à intervalles réguliers avec de plus grandes pauses au bout de quatre mini-séances.

J’ai adapté cette technique à mon goût pour qu’elle soit efficace pour moi. En effet, j’avais remarqué qu’au bout d’un certain entraînement ou avec certaines matières, les séances devenaient trop courtes et cette pause imposée me pénalisait. Je me suis donc permis de rallonger les mini-séances jusqu’à trouver le bon tempo.

Je vais me permettre une courte digression qui pourrait vous être utile. Je suis passionné et curieux de nombreux sujets, vous imaginez donc ma piètre faculté de concentration si je n’assouvis pas un minimum cette curiosité ou que je ne cultive pas à minima l’une de mes passions.

Lors de mes révisions, ce qui a fonctionné pour moi, c’est de jouer de l’harmonica. Oui, jouer de l’harmonica fait partie des activités que je « kiffe grave » que j’avais listé.

Il ne s’agissait pas d’apprendre à jouer de mon instrument, mais au contraire d’exprimer ce que j’avais en moi. J’étais donc bien centré sur une activité principale et une activité secondaire pour me ressourcer.

Je m’imposais une seule contrainte : m’arrêter au bout de cinq minutes pour reprendre une séance de révisions et avoir encore envie de reprendre mon instrument à la prochaine pause.

A ce stade vous avez probablement compris, qu’il se joue autre chose. Oser prendre la parole en public c’est aussi savoir gérer ses angoisses. Organiser son temps en le fractionnant est l’un des moyens les plus efficaces que j’ai trouvé. Ce mode d’organisation permet de se concentrer sur le présent le plus immédiat.

Adapter les outils à ses propres besoins

Oser parler en public avec ses propres moyensSi au début, j’ai respecté la technique pomodoro, je l’ai adapté progressivement à ce que je vivais. Ainsi pour maintenir mon rythme de révisions, je ne respectais pas forcement les vingt minutes préconisées.

En revanche, je savais quand je devais m’arrêter dans mes fiches car je l’avais décidé à l’avance (Parfois je m’arrêtais à quinze minutes et d’autres fois je dépassais la demi-heure). Je savais aussi, ce que j’allais faire à la fin de chaque courte séance.

En fait, notre corps n’a pas toujours besoin d’une pause : c’est aussi notre état d’esprit que nous avons à gérer.

Aussi, lorsque je prépare une prise de parole en public, le travail à la table manque d’efficacité pour moi. J’ai besoin de bouger et mes résultats sont meilleurs quand je m’entraîne debout au tableau. Je suis meilleur quand je m’amuse

L’état d’esprit pour oser parler en public

Se préparer pour prendre la parole c’est accepter de se tromper et d’échouer mais c’est aussi réduire les chances d’échec. Procrastiner est une sorte de fuite mais elle est aussi le signe que vous êtes au bon endroit pour améliorer ce qui compte pour vous. Daniel Pink a dit quelque chose comme « Le succès c’est accepter une succession d’échecs sans perdre son enthousiasme ».

Pour terminer, je reprendrai à mon compte ces mots de Confucius. Préparer son intervention orale revient aussi à :

« espérer le meilleur, se préparer au pire et accueillir ce qui vient »

Alors, allez-vous donc oser prendre la parole en public ?

Oser prendre la parole en public quand on est introverti

 

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Avant de vous laisser à la préparation de votre discours.

Si vous êtes introverti ou simplement de nature discrète, inutile de chercher à jouer un autre rôle que le vôtre. Multipliez les moments calmes pour vous économiser et vous ressourcer. Préparez-vous sérieusement et jouez la carte de l’authenticité. Restez vous même. Vous n’aimez pas parler en public, dites-le.

Vous êtes généralement calme voire un peu effacé ? Restez-le. Ne cherchez pas à changer quand vous parlez devant votre auditoire.

Oser prendre la parole en public se joue à l’heure de la préparation. C’est là que vous pouvez faire la différence. Inutile de sortir le grand jeu le jour J à l’instant T sans un minimum de cadre. 

Travaillez en mode mindmap (répétez votre présentation en faisant des liens logiques et chronologiques entre les concepts) et évitez d’apprendre par cœur. Respectez seulement la structure que vous aurez répété à l’avance. Dans ce but, utilisez vos notes qui vous permettent de toujours garder le fil. Utiliser un Powerpoint à projeter peut vous aider à réduire la pression des regards sur vous mais ne remplace pas le temps de préparation.

Ne faites rien d’imprévu qui risquerait de vous mettre mal à l’aise. Soyez le plus naturel possible en évitant tout effet visant à impressionner votre public. Essayez de ne pas penser juste avant de prendre la parole. En effet, vous risquez d’avoir envie de changer encore quelque chose pour peu que vous soyez créatif et perfectionniste.

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