Résoudre ses problèmes de relations au travail #1 - àMoiLePublic !

Résoudre ses problèmes de relations au travail #1

J’aimerais aujourd’hui aborder un sujet qui est souvent sous-estimé : les problèmes au travail. De mon point de vue, ils sont souvent causés par une définition peu claire des contrats. En effet, s’ils sont souvent très explicites quant au tâches à réaliser, les relations au travail ne sont souvent pas évoquées. C’est ainsi que tout feu tout flamme en début de collaboration, avec le temps, le collaborateur voit sa motivation s’émousser sans savoir comment agir pour garder son élan.

L’une des difficultés c’est que, souvent, le problème s’installe de manière silencieuse et on attribue finalement la responsabilité à ce qui n’est, en général, qu’un déclencheur. C’est ainsi qu’il est difficile de se poser les bonnes questions. On se retrouve face au problème relationnel en essayant de l’affronter avec une certaine charge émotionnelle qui nous empêche d’y voir clair. Le manque de cadre laisse alors le salarié désemparé.

Les stratégies pour résoudre les problèmes de relations au travail

Voici les stratégies les plus communes que j’ai pu rassembler. Elles s’appliquent aussi bien aux relations qu’aux problèmes au travail en général :

  • Prendre de front le problème et le résoudre à l’instant où il se présente
  • Analyser le problème froidement puis décider d’un plan d’action
  • Se demander pourquoi c’est à soi que ça arrive puis lui tourner le dos
  • Espérer que quelqu’un d’autre résolve le problème relationnel à sa place
  • Attendre de se retrouver dans l’impasse pour tenter de le résoudre

En ce qui me concerne, ce que j’aime faire, c’est les disséquer. Mais non, je ne suis pas différent de la plupart de ceux qui rencontrent des problèmes de relations : je peux répondre oui aux 5 stratégies (les bonnes et les moins bonnes).

Il m’arrive de mettre en place des stratégies d’évitement. Comment faire alors ? Quand j’en prends conscience, je sais déjà que je ne me trouve pas face à un petit problème.

Dans ce cas, je le réduis en morceaux et cherche à identifier les points de blocage. Quand j’arrive à ce stade, ce n’est plus tout à fait un problème mais seulement une liste de tâches à réaliser plus ou moins pénible.

Un effort de lucidité est souvent nécessaire à ce stade. Soit je peux m’en charger, soit j’ai besoin d’aide, soit je vais devoir déléguer ou accepter que le problème sera long à résoudre.

Cela diminue automatiquement ma charge émotionnelle et me permet de me remettre en mouvement. Qu’il s’agisse d’une panne moteur, d’un problème avec les impôts ou un problème relationnel, ça marche.

emotions problemes relationnels

Comment feriez-vous si vous deviez manger un éléphant ? ​​(Si vous êtes végétarien, sachez que c’est juste une métaphore 🙂

La difficulté à résoudre nos propres problèmes de relations au travail

Vous savez déjà qu’on a besoin de découper les problèmes. Mais pourquoi on le fait si peu quand il s’agit des nôtres ?

Comme je disais un peu plus haut, je suis tombé dans tous les travers (attendre que quelqu’un veuille bien faire à ma place, reporter aux calendes grecques, faire l’autruche …). En effet, quand il s’agit de mes propres problèmes, je suis comme tout le monde et s’il faut je me fais aider

​​En fait, certains de nos problèmes peuvent nous stresser s’ils nous surprennent ou s’ils dépassent notre capacité à les encaisser à l’instant où ils se présentent. Sous stress, nous perdons le recul. On se retrouve le nez dans le guidon à pédaler alors qu’on a déraillé mais on ne veut ou peut pas encore l’accepter.

C’est seulement quand le vélo perd sa force d’inertie et qu’on s’arrête ou qu’on tombe qu’on devient conscient du problème. Je dois alors faire un effort conscient pour redémarrer et mettre en place une stratégie, que je peux à nouveau faire avancer mon vélo de façon satisfaisante.

Je parle bien évidemment des relations au travail, mais pas que…

Il m’arrive souvent d’être insatisfait d’un échange avec quelqu’un. J’ai besoin alors de sortir de mes ruminations pour passer les différentes étapes de l’entretien en revue. Ce n’est qu’alors que je peux avoir une idée de ce qui a dysfonctionné. Ai-je déraillé parce que m’a chaîne était trop tendue ou pas assez ? Ai-je changé de vitesse au mauvais moment ? S’agit-il d’un autre souci encore ?

Que se passe-t-il pour moi dans ces moments ?

​​Si on considère les problèmes relationnels au travail, la première étape est de reconsidérer l’autre comme un partenaire. Ceci a pour effet de réduire la charge émotionnelle négative mais ce n’est pas toujours sans effort. Je remets l’évènement dans le contexte : il est rare qu’on se retrouve face à un véritable ennemi, quelqu’un qui veut nous nuire sciemment.

​​Il s’agit souvent d’un collègue, d’un collaborateur, d’un patron ou d’un client… également sous stress et il ou elle fait partie de ma vie au travail ne serait-ce que temporairement.

Alors, devrais-je jeter le bébé avec l’eau du bain ?

Jetteriez-vous le bébé avec l’eau du bain ?

savoir cibler ce qui pose problème dans les relations au travail

Faire la part des choses : émotions, relations, contexte relationnel…

Comme je partageais avec vous un peu plus haut dans cet article, nous avons à gérer d’un côté notre charge émotionnelle, de l’autre, le réel d’une situation.

​​Ce réel est bien plus complexe qu’une simple émotion qu’elle soit agréable ou désagréable.

Si vous êtes normalement constitué, il est possible que vous n’échappiez pas au duo colère-culpabilité alors que vous constatez que votre carrière est bloquée depuis un certain temps.

​On peut, en effet, connaître les montagnes russes dans lesquelles on passe du “je ne serai jamais assez bon” au “ras-le-bol, j’ai fait plus qu’il n’en faut”.​

Cela me fait penser aux différences de vécu d’une profession à l’autre.​ Certaines sont très à cheval sur leur contrat d’autres en revanche le sont sur leur mission. La première catégorie déploie beaucoup d’énergie pour atteindre un haut niveau de productivité. La deuxième, en revanche, doit souvent s’efforcer de trouver un équilibre pro/perso car elle exerce généralement un métier très stimulant.

Je suis clairement dans la deuxième catégorie.​​

Et vous, dans quelle catégorie vous voyez-vous actuellement ?​​​​​

L’un des lacunes que j’ai pu repérer dans les métiers très stimulants se rapporte à la gestion des besoins.

En effet, dans ce cas, de nombreux besoins restent dans l’attente d’être assouvis.

Un exemple de besoin inassouvi récurrent ?

Le besoin de reconnaissance.

Encore un exemple ?

Le repos.

Qu’est-ce qui s’est donc passé ? 

Plusieurs hypothèses. Nous avons changé. Sinon, notre situation personnelle, nos aspirations, nos projets, l’environnement de travail, nos envies … ont changé.

Résultat ?

C’est comme si nous voulions faire de la descente VTT avec un vélo de ville. Ou encore, comme si on voulait trouver une vitesse constante et confortable avec un vélo qui n’aurait qu’une seule vitesse et pas de frein sur une route accidentée.

Si on ne fait pas évoluer le vélo en fonction du réel, difficile de le garder en bon état de marche sur la durée.

​​​​​​​

Avez-vous repéré le bébé ? ​​Ce sont nos besoins !

Le pire dans tout ça ? Ils restent souvent inexprimés ou si maladroitement, qu’ils sont parfois difficilement entendables.

Jetterez-vous le bébé avec l’eau du bain ?

Bien sûr que non.

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