S'affirmer au travail : 2 questions clé - àMoiLePublic !

S’affirmer au travail : comment faire quand on se sent coincé ?

Nombreux sont les salariés dans la deuxième moitié de leur carrière qui souffrent de leur situation professionnelle et rêvent d’oser s’affirmer au travail pour ne pas se tuer à la tâche et retrouver un équilibre dans leur vie.

Comment est-ce qu’on en arrive là ?

Il y a autant de chemins que de personnes pour se retrouver dans cette situation. J’ai cependant repéré certains schémas.

Le premier est celui des plus « courageux » à cause de leur endurance. Ceux-là, sont conscients depuis longtemps qu’ils ne sont pas à leur place mais, pour des raisons qui leurs sont propres, ils pensent ne pas pouvoir changer.

D’autres prennent conscience sur le tard que leur vie au travail ne leur convient pas ou plus. Ce sont les désenchantés. La prise de conscience arrive souvent après un coup dur dans leur sphère privée.

Nous avons aussi, les fatigués. Ceux pour qui la situation semble se dégrader progressivement. Pas de grosse prise de conscience mais plusieurs qui arrivent progressivement et finissent par peser.

Enfin, j’ai aussi identifié une autre catégorie dont je fais partie et qui est moins rare qu’on ne le pense. Il s’agit des mis au placard sans explication à qui on mène la vie dure par le mépris. L’émotion qui m’a le plus marqué à cette époque de mon histoire a été la surprise mêlée au rejet.

Je crois qu’il n’y a pas de catégorie plus ou moins chanceuse ou malheureuse car quand on est submergé par ses propres difficultés, il est difficile de mesurer ce qui se passe réellement pour les autres.

Comment s’affirmer au travail quand on se sent isolé ?

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Comment s’affirmer alors que tout dans leur environnement tend à confirmer que le changement n’est pas pour tout de suite ?

Des projets dont la date est toujours repoussée. Des promesses faites mais jamais tenues. Des collègues qui font tous ce qu’on leur demande alors que la charge de travail s’accumule sans contrepartie et prive les employés de toute énergie nécessaire au changement…

Comment réussir à dire stop alors qu’on a atteint un certain statut social et professionnel ? Comment arrêter l’enfer alors que vous êtes de nature discrète ou introvertie et vous n’avez pas envie de vous faire remarquer ?

L’attitude généralement tenue dans cette situation est souvent : « Je courbe l’échine. J’ai déjà de la chance d’avoir ce travail ». Il arrive qu’on se dise également « je tiens encore un peu et si ça ne va pas, je me mets en arrêt maladie ». Dans les pires des cas on démissionne sans même avoir pris le temps de trouver un nouvel emploi.

Est-ce une fatalité que ça se termine comme ça ? N’existe-t’il pas d’autres options ?

Quand j’évoque les options, j’entends généralement : « je n’ai pas l’énergie pour me battre », « je ne veux pas aller au conflit », « ils m’ont déjà fait une fleur, je n’ai pas envie de leur être davantage redevable », « on m’a appris que je devais m’en sortir par moi-même ».

Toutes ces réponses sont recevables et compréhensibles. Pourtant, elles n’apportent que rarement des solutions durables. En effet, si on s’arrête là, l’issue la plus probable est la démission. Mais qui dit que dans le prochain poste, on ne risque pas de vivre la même expérience ? Sans remise en question, c’est généralement ce qui se produit. N’est-ce pas ?

Je vais vous poser une question : Qu’est-ce qui fait que ces chefs qui rendent la vie de leurs collaborateurs difficile leurs mettent aisément des limites et que ces mêmes collaborateurs ont du mal à leur rendre la pareille ?

Vous ne comprendrez probablement cette question que si vous tenez à bien faire votre travail et que vous aimez être reconnu pour vos qualités et vos services rendus.

Oui, c’est bien à vous que je m’adresse en écrivant ces quelques lignes. Si vous faites partie de ceux qui ne sont pas engagés dans leur travail vous ne risquez pas de vous retrouver dans une situation pareille.

Ce que je me propose avec cet article c’est de vous aider à faire un pas de côté et d’observer cette situation avec un peu de recul.

Si vous considérez que vous ne vous faites pas manipuler par votre employeur, ce qui peut se produire, la suite de l’article peut vous être utile. Dans le cas contraire, un prochain article traitera du sujet. Si vous ne pouvez pas attendre et si c’est le bon moment pour vous, vous pouvez également me contacter pour en parler.

Faisons donc l’hypothèse que vous exercer pleinement votre libre arbitre et que vous faites face à un conflit interne. Deux parties en vous s’opposent et vous empêchent de remédier à votre situation actuelle.

Une illustration du problème

Pour illustrer la situation, revenons un peu en arrière. On est fin janvier 2011. Alors que j’ai pu démontrer l’étendue de mes compétences dans mon nouvel emploi, deux de mes chefs se sentent mises en danger. En effet, deux mois après mon arrivée, je suis sensé animer des formations et assurer des rendez-vous client. L’une des collègues fait remarquer aux collègues présents que j’avance vite dans l’entreprise. (Comprenez un peu trop vite à travers le regard et l’intonation utilisée par ma collègue).

A l’époque, j’ai beaucoup de mal à m’affirmer au travail à travers mon relationnel. Tout passe par ma force de frappe au travail. Et j’ai probablement frappé trop fort.

Mes deux chefs de projet m’ont poussé à la faute pour couvrir leurs propres erreurs mais c’est surtout ma liste de tâches qui s’est transformée en peau de chagrin : je n’avais plus rien à faire.

Je me suis alors retrouvé coincé entre mon engagement à l’embauche de durer dans l’entreprise – J’avais déjà reçu des propositions ailleurs – et mon envie de partir. En effet, si j’avais des relations cordiales avec mes collègues, deux de mes trois chefs, ne m’adressaient plus la parole et ne me donnaient plus de travail.

Un mois plus tard, mon patron me convoquait pour me remercier. Qu’est-ce qui fait que je n’ai pas pris l’initiative alors que j’avais des options sérieuses ?

En fait, je me sentais coincé.

J’étais au milieu d’un conflit interne à moi-même.

Comment oser s’affirmer au travail si on est dans une impasse ?

s'affirmer au travail - sens interdit

J’ai une forte envie de partir et, en même temps, je me suis engagé à ne pas démissionner au bout de quelques mois. On m’avait, en effet, précisé à l’embauche qu’ils recherchaient des gens stables.

J’étais donc pris en tenaille entre mes valeurs, ici « la parole donnée vaut contrat » et mon envie de partir.

Oser m’affirmer au travail à cette période de ma vie me faisait peur. En effet, j’avais peur de me mettre en colère et de ce que ma colère pouvait produire comme effet. Dire ce que je pensais voulait aussi dire mettre en évidence les erreurs de mes chefs que je protégeais à mes dépens. Tout ça parce que j’avais donné ma parole et parce que je voulais faire au mieux.

Et mon besoin dans tout ça ?

Cette question est l’une des clés pour hiérarchiser ses priorités. Si vous vous retrouvez coincé entre vos envies et vos valeurs, je vous invite à vous poser les questions. De quoi ai-je besoin ? Comment je peux couvrir ces besoins ?

Si la situation actuelle vous permet de couvrir ces besoins, c’est qu’elle n’est pas si désespérée. Si cette dernière phrase vous révolte un tant soi peu, c’est que vous avez probablement à creuser davantage vos vrais besoins. Dans ce cas listez-les, priorisez-les et répondez de nouveau à la question. Comment puis-je couvrir ces besoins.

Ayez confiance en vous et repérez quel est le prochain pas que vous aurez à faire pour répondre à vos besoins profonds. Répondre à ces besoins profonds sont une clé pour oser s’affirmer au travail et dans tous les domaines de votre vie.

Qu’est-ce qui s’est passé pour moi ? Vous l’avez probablement compris. Quand mon patron m’a annoncé qu’il mettait un terme à mon contrat je me suis senti soulagé. En rentrant chez moi, j’ai alterné entre sentiments de colère et de panique et j’ai fini par me mettre à mon compte. J’avais résolu alors mes conflits et j’ai pu prendre toute ma place et m’affirmer au travail.

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