3 raisons pour ne pas se comparer aux autres - àMLP !

3 raisons pour ne pas se comparer aux autres et un bémol

Se comparer aux autres est souvent un automatisme. Tous petits, on nous a inculqué ce biais. Il sert fréquemment à canaliser les enfants. On les pousse à regarder vers l’extérieur plutôt qu’à l’introspection.

Selon le Littré se comparer aux autres veut dire « examiner simultanément les ressemblances ou les différences ». Selon le Littré, ce verbe vient du latin « cumparare » qui veut dire « mettre de pair avec ». Le Cntrl dit : « Rapprocher pour mettre en évidence des rapports de ressemblance ou de différence »
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Faut-il donc se comparer aux autres ?

Oui et non mon capitaine. Non, je ne suis pas normand. Il faut d’abord savoir de quoi on parle et ce que l’on compare et pourquoi on le fait.

Bien que se comparer aux autres puisse paraître complètement anodin, on doit se poser la question du résultat de cette comparaison. Que nous apporte-t-elle ? Génère-t-elle de la frustration ou nous pousse-t-elle à l’action ?

Pourquoi se comparer aux autres est une mauvaise idée ?

Se comparer aux autres génère souvent de l’insatisfaction. On pense moins fréquemment au fait qu’elle peut aussi générer de l’auto-complaisance.

Ces sentiments sont généralement liés aux besoins de tirer des conclusions immédiates. Elles font habituellement état d’une situation que l’on veut figée. Cette comparaison amène aussi au déni d’une réalité plus complexe.

Dans ce cas, la comparaison peut provoquer des sentiments « négatifs » : Insatisfaction, envie, jalousie. Ils conduisent à la dévalorisation. La comparaison peut aussi, comme je disais plus haut, à nous aveugler pour se protéger d’une remise en question parfois douloureuse.

Faire preuve de discernement : la comparaison brute est dommageable

Nous avons tous une histoire, des valeurs, des envies, des objectifs et des besoins différents. Il est inévitable de marquer des différences pour peu qu’on s’écoute. Pourquoi alors chercher à être comme… ou à être plus que… ?

Cette attitude me fait penser à l’attitude de quelqu’un qui serait plus préoccupé à regarder par la fenêtre de chez soi plutôt qu’à profiter de ce qu’il a chez lui. Notre richesse se trouve-t-elle à l’extérieur ou à l’intérieur ? Bien entendu, à chacun sa réponse.

Bilan des raisons pour lesquelles il ne faut pas se comparer

Se comparer génère, le plus souvent, des sentiments nuisibles pour soi et pour les autres.
Se mesurer aux autres pourrait nous empêcher certaines remises en question salutaires.
Rivaliser avec quelqu’un d’autre, c’est nier des valeurs, envies et besoins différents.

Dans quelle situation, se comparer aux autres peut être bienvenu ?

Sur le plan professionnel dans un univers concurrentiel on pourrait tirer bénéfice de la comparaison. En effet, dans le marché du travail et de l’offre et de la demande, cela pourrait être utile.

En effet, se comparer aux autres à travers une compétence dans un domaine précis, peut permettre de mesurer le chemin à parcourir ou déjà réalisé. Si le but est de tirer des conclusions pour agir, alors la comparaison est bénéfique.

Dans quelles limites se comparer aux autres ?

Prenons un autre exemple, un sportif qui ne cesse de se comparer à la concurrence pourrait le conduire à réaliser des contre-performances.
En effet, se comparer n’est utile que pour faire le point à l’instant T pour mesurer l’efficacité d’une stratégie.
Se laisser obnubiler par la comparaison risque de coûter beaucoup en énergie.

Mais même sur le plan professionnel, nous sommes tous différents. Les comparaisons peuvent vite être contre-productives pour les mêmes raisons.
En effet, on finit par passer plus de temps à se mesurer qu’à agir. Même si votre métier est de vendre des patates.

Je m’explique.

Si vous comparez votre activité à celle des autres vendeurs vous tombez dans l’erreur en considérant le résultat (nombre de clients, prix…).
En effet, le quoi est important, mais il n’est rien sans le pourquoi.
Voici un exemple parlant : un ami a passé dix-sept ans à produire en bio avant de gagner sa vie à l’époque ou le bio n’intéressait personne. D’autres en agriculture conventionnelle, ne voyant pas l’effort de dix-sept ans passés à galérer, ont pu le traiter d’opportuniste. On prend un raccourci trompeur en ne comparant que ce qui est visible.

Sur quel plan on se compare ?

Mais en fait, que comparent les gens ? Pourquoi se comparer aux autres rend malheureux ?

Malheureusement, ce qu’il y a de plus visible ce sont surtout les biens matériels. Nous sommes aussi dans une société qui nous pousse à posséder toujours davantage. Le problème est bien là, car c’est ce type de comparaison qui rend malheureux. Ce que les gens possèdent n’est que le résultat d’une subtile alchimie.

Le deuxième point sur lequel on se compare sur ce que l’on fait. La carrière, les loisirs… C’est un peu moins tangible. Encore une fois, des images d’Épinal sont véhiculées par les médias et n’incitent pas à se satisfaire de ce que l’on fait. Les médias fabriquent l’insatisfaction et poussent à consommer du faire (vacances au ski, voyages d’exception, sorties extraordinaires…).

On ne s’intéresse que peu à ce que l’on est en essence (à ne pas confondre statut social ou professionnel qui relève plus du faire même si ça remonte à plusieurs générations). Fondamentalement, l’être humain a besoin de quelques essentiels pour être heureux : se sentir en sécurité, aimer et être aimé, de sens et de transcendance.

Trois axes pour ne plus se comparer aux autres

  1. « Connais-toi toi-même« , disait Socrate. Il avait raison. Se connaître permet de trouver ses essentiels et d’avoir confiance en soi. Si ce n’est pas déjà fait, listez vos besoins, envies et valeurs. Identifiez la place qu’elles prennent dans votre vie et cultivez-les. Vous deviendrez invincible face à la tentation.
  2. Se constituer une équipe. Savoir s’entourer et s’entourer de personnes dont les valeurs et objectifs se rapprochent des vôtres. Cela vous permettra de cultiver l’émulation. Dans l’entraide et le partage, vos comparaisons deviendront saines et utiles. Vous pourrez aussi célébrer vos réussites et relativiser vos échecs.
  3. Accorder du temps à ses projets. En consacrant du temps et de l’énergie aux deux premiers points, vous identifierez les projets les plus importants pour vous. Consacrez-y du temps le plus régulièrement possible. Vous développerez ainsi l’estime de soi. Vous n’en serez que moins influençable. Quand on réussit quelque chose, on est moins sujet à des sentiments peu nobles comme l’envie et la jalousie.

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Il ne vous restera plus qu’à pratiquer la gratitude : vous pourrez vous dire merci et développer cette pratique à souhait.

Que dire pour terminer ? Comparez-vous si cela vous permet de passer à l’action et à vous épanouir. Ce sera le cas en restant centré sur ce qui compte pour vous : vos projets, vos besoins, envies et valeurs. Cette combinaison vous rend à coup sûr unique.

On ne peut comparer que ce qui est comparable.

Vous êtes unique !

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