Techniques d'assertivité ? De quoi s'agit-il ? - àMLP !

Vous avez dit, techniques d’assertivité ?

Nous sommes bien plus que de simples marionnettes…

Avez-vous entendu parler des « techniques d’assertivité » ? Bien que cela ne fasse pas rêver, ça a l’air, tout du moins, pratique. Suffirait-il donc d’appliquer des techniques pour être assertif en toutes circonstances ?

Si vous me lisez depuis quelque temps, il est possible que vous ayez envie de me dire, arrête ton char Ben… euh, André. Je pousse juste un peu le bouchon, car je veux juste attirer votre attention sur le fait que les recettes magiques, encore une fois, sont très rares et ne marchent que dans des circonstances idéales.

Venons-en au cœur du sujet, l’assertivité et ses techniques.

Qu’est-ce qu’est l’assertivité ?

L’assertivité est une compétence très à la mode dans les stages de développement personnel, mais aussi dans les séminaires de communication en entreprise, dans les formations à la gestion de conflit que j’anime et s’invite dans toutes les chaumières… Euh, c’est promis, je me calme. Mais, qu’est-ce que l’assertivité, en fait ? Être assertif, c’est être capable de défendre ses propres droits ou encore ceux de quelqu’un d’autre de façon constructive, posée et sans agressivité. Vous avez peut-être remarqué, que cela ne coule pas de source, car les personnalités publiques manquent souvent elles-mêmes d’assertivité.

Besoin d’un exemple de communication assertive ?

Parlons de la communication subjective. Elle fait partie des techniques d’assertivité essentielles. Il s’agit ici d’exprimer ses pensées et sentiments à la première personne. En effet, la communication subjective est le meilleur moyen de proscrire les jugements de valeur, les critiques maladroites ou encore de chercher des coupables.

Imaginons donc que vous avez dépassé vos objectifs et que vous avez contribué à la bonne marche de l’entreprise. Vous pourriez être tenté de demander une augmentation de salaire… Au moins deux possibilités s’offrent à vous :

Assertivité exemple concret

  1. Il faut qu’on parle d’une augmentation… (Je force la main)
  2. Je souhaite qu’on parle d’une augmentation… (j’évoque un souhait)
  1. Qui a cassé le site de mon client ? (recherche de coupable)
  2. Je dois apporter une solution à mon client pour son site qui ne s’affiche plus. À qui dois-je m’adresser ? (recherche de solution, incitation à la coopération)

À quoi sert de s’approprier les techniques d’assertivité ?

Pour quoi faire ? Me direz-vous. Vous vous dites peut-être aussi, non mais, ce n’est pas toujours possible. En cas de conflit, il est illusoire de faire preuve d’assertivité. Revenons alors à l’objectif de l’assertivité : il s’agit de se faire respecter tout en respectant les autres dans le but de trouver un compromis acceptable pour les différentes parties. En fait, être assertif permet à l’autre de tendre vers cette même dynamique que vous incarnez, celle de la résolution des conflits. C’est bien votre cas, n’est-ce pas ?

La façon de dire les choses compte pour votre interlocuteur : vos propos seront reçus selon vos mots et intentions.

Être assertif, c’est d’abord être clair, concret et explicite

Pour créer une atmosphère propice au travail et à la coopération, être clair et concret dans ses propos et intentions est incontournable. Donner des consignes détaillées ou faire des demandes explicites est un pas important vers plus d’assertivité, d’efficacité et d’harmonie au travail.

On aime tous comprendre clairement ce que l’on attend de nous : des explications suffisamment détaillées sont généralement appréciées, car elles facilitent la tâche et permettent de se positionner facilement en écartant les doutes sur ce qui est attendu. En effet, donner des explications trop générales se traduisent fréquemment par le désengagement et la perte de temps, mais peuvent aussi abîmer une relation de confiance.

Devez-vous recadrer quelqu’un ? L’intérêt de l’assertivité

Il n’est pas rare de devoir mettre le holà ou de devoir recadrer quelqu’un. Ce n’est pas le problème qui compte, mais plutôt la solution. Jusque-là, je suis persuadé que nous sommes d’accord. Mais on peut être tenté, sous stress, de décharger nos états d’âme sur le « fautif ».

Pourtant, c’est l’approche constructive et résolutoire qui va vous permettre de retrouver la sérénité et de corriger vite l’erreur. La personne assertive, s’intéresse d’abord au comment faire correctement et au comment éviter de perpétuer l’erreur. Dans ce cas, vous vous assurez que le collaborateur, le conjoint ou l’enfant, dispose des éléments pour éviter de reproduire la même erreur.

En effet, bien plus efficace que la peur de la réprimande, c’est l’explicitation de ce qui est attendu qui rend les personnes autonomes.

Que dire de l’assertivité au travail ?

¿Qu’est-ce qu’est l’assertivité au travail ? À mon sens, c’est le fait de défendre ses droits et moyens pour accomplir ses objectifs sans agresser ou manipuler ses interlocuteurs.

Montrer un comportement assertif, c’est faire preuve de maturité dans sa manière de communiquer : dans ce cas, on peut partager ses convictions, ses opinions sans les imposer. On défend aussi ses droits sans tomber dans des réactions émotionnelles excessives qui ont l’inconvénient de couper le lien avec les autres, mais aussi, de couper leur envie de trouver une entente.

Pourquoi parler d’assertivité ?

Une idée reçue plane au-dessus de chaque groupe humain, aussi bien dans la sphère privée qu’au travail : il est facile de s’entendre, de respecter l’autre et de se mettre en relation dans la confiance. Je crois qu’il n’y a rien de moins vrai.

On tombe souvent dans le piège de la symbiose malsaine. En effet, le risque est de tomber dans un raisonnement stratégique et manipulateur inconscient : si… alors… Ex : si je cède sur ça, alors j’aurai la paix. Si j’en fais un peu plus, alors on m’accordera ce que je souhaite.

Cependant nous avons tous, la plupart du temps, des objectifs et des percéptions différentes. Il est illusoire d’envisager que des ajustements et des négociations ne seront pas nécessaires à un moment donné.

En n’acceptant pas cette réalité, on se condamne à gaspiller de l’énergie dans son coin. Agir sans accord préalable dans l’espoir d’obtenir une faveur en retour, n’est généralement qu’une tentative maladroite de manipulation. La réalité est que ce type de comportement génère facilement des incompréhensions et nous isole à la longue. Être explicite et aller droit au but, est l’une des techniques d’assertivité les plus essentielles. Elle permet de gagner du temps, de l’énergie et améliore vos chances d’obtenir ce que vous souhaitez.

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Techniques d’assertivité et prises de conscience

Quand j’ai entendu le terme de techniques d’assertivité pour la première fois, j’ai assimilé ça à des solutions prêtes à l’emploi pour être assertif. Aborder l’assertivité comme une somme de recettes est compréhensible. C’est cependant le meilleur moyen de tomber dans la manipulation et se retrouver dans les mêmes situations qu’on cherche à éviter.

La recherche du comportement assertif comme une opportunité de prises de conscience

Plutôt que de considérer l’assertivité comme une série de techniques, je vous invite à la prendre comme l’opportunité de prises de conscience. Privilégiez-vous la relation ou êtes-vous centré exclusivement sur vos objectifs à atteindre ? Avez-vous tendance à imposer votre façon de voir les choses ou au contraire à vous soumettre à la moindre demande de votre entourge ?

Quelques bases sur les principes techniques d’assertivité

Il existe un certain nombre d’éléments à connaître qui vous permettent de développer des comportements assertifs à l’opposé de toute complexite

  1. Veiller à toujours garder une attitude résolutoire
  2. Veiller à garder des rapports d’égal à égal
  3. Accorder sa confiance et le bénéfice du doute
  4. Éviter de juger son interlocuteur
  5. Garder son calme en toutes circonstances
  6. Garder à l’esprit qu’il peut exister un écart entre vos ressentis et les intentions de vos interlocuteurs et inversement.
  7. Privilégier le « JE » pour exprimer un désaccord : cela réduit les chances que votre interlocuteur se sente attaqué et adopte une posture défensive plutôt que résolutoire. Vous prenez ainsi la responsabilité de vos propos.
  8. Utiliser le « TU » ou le « VOUS » seulement pour poser des questions et céder la parole

Vous aurez peut-être remarqué, que souvent, en entreprise, mais parfois aussi à la maison, on est centré sur ce que l’on fait. Pourtant, régulièrement, on peut être sollicité par quelqu’un. Il n’est pas toujours facile de passer du « mode faire » à un « mode plus relationnel ». On peut alors, s’agacer, perdre patience ou pire… Je vous laisse imaginer.

Il est vrai que montrer ses états d’âme, ses sentiments est peu habituel, cela pourrait être considéré comme un signe de faiblesse. Cependant, si c’est fait de manière opportune, proportionnée et contextualisée, cela peut aider son entourage à comprendre ce qui se joue pour soi.

Vous l’aurez compris, l’assertivité est bien plus qu’un simple interrupteur à presser. Il faut utiliser et développer son discernement. Prêt pour aborder quelques techniques d’assertivité ?

Quelques techniques d’assertivité

On peut utiliser certaines de ces techniques de manière intuitive. Le travail pour développer des comportements assertifs consiste, dans ce cas, à les rendre conscientes pour les affiner. Elles permettent notamment de dépasser élégamment les situations inconfortables comme les désaccords ou les conflits quels qu’ils soient.

Être factuel tout en choisissant des mots précis et opportuns : donner autant d’importance à la forme qu’au fond. Il y a un dicton contraire aux principes d’assertivité : « c’est l’intention qui compte ». Il faut s’en prémunir, car il omet l’importance de la sensibilité de ceux qui écoutent ou subissent l’action.

Besoin d’un exemple concret ? Il arrive à tout le monde de subir une décision… Quand ça arrive, on peut être tenté de se plaindre, de râler ou de formuler un reproche. Et si au lieu de cela, on émettait plutôt une demande ? Cela revient à devenir acteur et permettre à l’autre de passer du rôle de bourreau à partenaire.

Rendre ses interlocuteurs acteurs des actions qui posent un problème. Il s’agit donc de décider ensemble de la meilleure option. Cela a théoriquement l’effet de réduire la charge émotionnelle négative et de faciliter le partage de votre façon de voir les choses.

Utilisez un langage simple et clair en privilégiant des expressions comme : « Je veux », « je souhaite », « j’ai besoin », « je regrette »… Exemple : Remplacez « ce qui arrive est regrettable » par « je regrette ce qui arrive ». Vous pouvez aussi remplacer « ça ne va pas du tout » par « j’ai besoin de changer… pour… »

Accueillir sans juger les propos de son interlocuteur afin de comprendre son point de vue.

Parmi les techniques d’assertivité, il y en a une qui a un grand effet. Cette technique consiste à reconnaître votre part d’accord avec les propos de votre interlocuteur. En effet, donner partiellement raison à votre interlocuteur, permet de réduire les tensions en montrant que vous n’êtes pas dans une opposition primaire.

Vous êtes-vous déjà senti très atteint par quelqu’un ? Dans ce cas, parmi les techniques d’assertivité, la plus appropriée pourrait être de reporter l’échange le temps de reprendre vos esprits. En effet, différer peut vous permettre de vous remettre de vos émotions afin de sortir du mode survie qui s’enclenche lorsque les émotions sont trop fortes.

Connaissez-vous d’autres techniques d’assertivité qui vous ont permis de vous sortir de situations conflictuelles ? Sentez-vous libre de les partager en commentaires.

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