Comment reprendre confiance en soi ?


Reprendre confiance en soi est un passage quasi incontournable les lendemains des nombreuses épreuves que la vie nous réserve. Erreurs, échecs, déceptions, accidents, maladie…

En effet, reprendre confiance en soi est une pièce maîtresse pour atteindre nos aspirations malgré les aléas de la vie. Elle influence notre manière d’interagir avec le monde, notre capacité à relever les défis et à poursuivre nos rêves, mais aussi, plus fondamentalement, elle détermine notre motivation.

Les épreuves, les périodes de doute, les échecs ne font pas de nos vies de longs fleuves tranquilles. Le chemin pour reprendre confiance non plus. La route pour échapper au manque de confiance en soi ressemble plutôt à un voyage parsemé d’obstacles, de réflexions et de re-découvertes.

Dans cet article, nous explorerons ensemble la manière de reprendre confiance en soi et retrouver son chemin vers la sécurité intérieure. De quoi il s’agit ? Quelles formes prend la confiance en soi ? Vous retrouverez également quelques conseils, les erreurs à éviter ainsi que les symptômes de la confiance en soi.

Prêt(e) ?

De quoi est-ce que l’on parle ?

Confiance en soi, estime de soi et amour de soi

On confond souvent « confiance en soi », « estime de soi » et « amour de soi » et bien que ces concepts soient étroitement liés, apporter un peu de clarté vous aidera à mieux diriger vos efforts pour reprendre confiance en soi.

La confiance en soi

La confiance en soi, au cœur de notre sujet ici, est la conviction en ses propres capacités à accomplir une tâche ou à relever un défi quel qu’il soit. Elle se construit par l’expérience et l’accomplissement de tâches ou d’objectifs que l’on se fixe et que l’on porte à leur terme. Une personne ayant une confiance en soi suffisante réussit à prendre des risques (fantasmés ou réels) et à sortir de sa zone de confort.

La confiance en soi est variable et l’on peut directement agir sur elle.

L’estime de soi

Si la confiance en soi se rapporte à la capacité d’agir d’une personne, l’estime de soi est la valeur que cette personne s’attribue personnellement. Il s’agit de l’évaluation globale que l’on fait de soi-même, de sa valeur personnelle. Elle est influencée par divers facteurs, dont le parcours réalisé, les réussites et échecs passées, l’amour et l’attention portée par la famille d’origine et la qualité relations. Une personne ayant une bonne estime de soi se respecte et se valorise, quelles que soient les épreuves qu’elle rencontre et peu importe ses erreurs et échecs.

L’estime de soi est plutôt stable et l’on ne peut agir sur elle qu’à moyen ou long terme et de façon indirecte.

L’amour de soi

L’amour de soi est le respect et l’appréciation que l’on a pour soi-même. S’aimer soi-même, implique, par conséquent, d’agir concrètement pour prendre soin de son bien-être physique, émotionnel et mental. L’amour de soi implique une relation consciente à soi-même qui va bien au-delà de l’auto-complaisance, l’auto-compassion et n’a que peu à voir avec le narcissisme. En effet, il s’agit de s’accepter tel que l’on est, mais également de mettre sa vie en perspective : qui suis-je et qui ai-je envie de devenir ? Quelles sont les tentations qui se présentent à moi et auxquelles je souhaite résister ? Comment est-ce que je veux que l’on se souvienne de moi ?

L’amour de soi implique donc un travail sur soi pour se connaître intimement et décider de la direction que l’on veut donner à sa vie.

Ces trois concepts sont étroitement liés et se renforcent mutuellement. Une bonne estime de soi peut mener à une plus grande confiance en soi plus rapidement. L’amour de soi peut aussi aider à améliorer la confiance en soi. De même, une excellente confiance en soi (l’accumulation de vos petits et grands succès matériels et immatériels dans le temps) peut contribuer à une meilleure estime de soi et à un plus grand amour de soi.

comment reprendre confiance en soi

4 formes de confiance en soi

Sentiment de cohérence et de stabilité

Le sentiment de cohérence et de stabilité désigne le sentiment profond de paix et de sérénité en soi, indépendamment des circonstances extérieures. On incarne ce type de confiance lorsque l’on reste centré et enraciné, même face à l’adversité. Cette forme de confiance en soi est souvent le résultat d’une introspection profonde, d’une compréhension de soi et d’une acceptation de ses imperfections.

Capacité à formuler des demandes pour soi

Cette forme de confiance en soi est liée à la communication et à l’assertivité. C’est la capacité de reconnaître ses propres limites, désirs et besoins et de les exprimer de manière claire et respectueuse. Cela nécessite, à la fois, la conscience de soi pour reconnaître ses propres besoins et l’acceptation de l’altérité dans toutes ses dimensions.

La confiance en ses compétences

C’est la croyance en sa propre capacité à accomplir des tâches, à relever des défis et à atteindre des objectifs. La confiance en ses compétences est renforcée par l’expérience, la réussite des tâches accomplies et des objectifs atteints.

L’aisance relationnelle

Il s’agit de la confiance en sa capacité à établir et à entretenir des relations saines et significatives. Cela se traduit par la confiance en sa disposition à être un bon ami, partenaire ou collègue, ainsi que la croyance que l’on mérite des relations saines et respectueuses.

Maintenant que nous avons abordé les 4 dimensions de la confiance en soi, voyons quelques conseils pour reprendre confiance en soi

3 Conseils pour reprendre confiance en soi

Agissez

Tout voyage commence par un premier pas

Même face à des défis monumentaux, il est crucial de se rappeler que chaque grande réalisation commence par un premier acte, la pose d’une première pierre. En choisissant d’agir, même modestement, vous mettez en place une dynamique qui, bien que probablement coûteuse en énergie au démarrage, devient de plus en plus aisée. Chaque pas que vous faites, aussi minime soit-il, est une affirmation de votre capacité à avancer.

Combattez l’Inertie et agissez face au doute

Pourquoi agir ? L’inaction a pour premier effet de nous faire stagner, mais cela ne s’arrête pas là. L’inertie nourrit également le doute, nos insécurités et nos craintes.

Un bénéfice du passage à l’action et de détourner notre attention du doute. En effet, le fait d’agir nous permet de nous concentrer sur des tâches tangibles et nous ancre dans le réel. Tâche après tâche, notre niveau de satisfaction ne fait que se développer. Chaque action, qu’elle mène à un succès ou à une leçon, nous fait avancer.

Concrétisez vos aspirations : de la pensée à l’action

Nous avons tous des rêves. Nous convertissons certains de nos rêves en intentions et c’est un premier pas, car l’intention nous rapproche d’une action concrète.

Lorsque naissent ces intentions, il n’est pas rare que l’on lance un premier ballon d’essai et le plus souvent, l’on passe à autre chose parce que le lancer n’a pas été concluant.

Pourtant, un ballon d’essai n’est rien de plus qu’une action destinée à vous donner des informations pour agir au plus juste de la manière la plus efficiente. Personne ne peut se donner pour satisfait après un, deux ou trois essais.

Lancez votre ballon d’essai et qu’il soit probant ou non, notez vos observations et recommencez. Ces observations font l’office de bilan de compétences :

  • Qu’avez-vous réussi ?
  • Quelles sont les compétences que vous en déduisez ?
  • Qu’avez-vous manqué ?
  • Quelles sont les compétences que vous allez devoir développer ?

Continuez en tenant compte de vos observations.

Rappelez-vous : l’efficacité est de terminer quelque chose. Fait est mieux que parfait. La recherche d’efficience (ou passer son temps à se préparer) est le meilleur moyen de ne pas reprendre confiance.

Acceptez vos peurs

Reconnaître la présence de la peur

Tout comme la joie, la colère ou la tristesse, l’émotion de la peur est une amie qui nous accompagne tout le long de notre vie. Cette amie peut se manifester de différentes manières. Elle peut se présenter sous forme d’anxiété face à l’inconnu, de doute sur nos capacités ou de crainte de l’échec.

D’abord, pour s’en faire une véritable amie, il faut la reconnaître. Acceptez sa présence lorsqu’elle se manifeste et vous pourrez commencer à comprendre sa nature et sa source. Vous pourrez ainsi l’utiliser comme boussole plutôt que de la subir.

La peur comme boussole

Loin d’être toujours une ennemie, la peur peut aussi être un précieux indicateur de notre priorité du moment. Elle nous signale nos limites du moment, mais surtout, les domaines de notre vie qui requièrent une attention particulière, les défis à relever et les opportunités de croissance.

Au lieu de la fuir, la voir comme une boussole qui pointe vers les domaines dans lesquels vous gagnerez à évoluer. Suivez votre boussole et vous pourrez transformer vos peurs en tremplins vers vos plus belles réalisations.

Pour reprendre confiance en soi : transformez la peur en action

Reconnaître sa peur et l’accepter, c’est tout sauf rester passif. Au contraire, c’est un appel à l’action chirurgicale, car cela vous donne l’opportunité de mettre votre énergie sur l’action prioritaire pour débloquer une situation.

Identifier et comprendre sa peur vous conduit à vous poser quelques questions :

  • De quoi ai-je peur ?
  • Quel est le danger ?
  • Que puis-je faire pour surmonter le danger ?
  • Quelles étapes concrètes dois-je traverser pour dépasser la peur et minimiser le risque ?

Vos peurs sont l’indicateur du besoin de mettre en place un plan d’action. Ce dernier, constitue un levier pour vous propulser dans votre vie professionnelle et personnelle.

Déculpabilisez-vous

La culpabilité, un fardeau quotidien

Avez-vous déjà porté en vous cette culpabilité qui dure et dont il est difficile de se défaire ?

Inutile de commettre un crime horrible. Non, c’est plus un sentiment vague qui vous prend de l’intérieur. C’est comme si cela dépassait vos actes et que c’était de vous dont il s’agissait. Je l’ai ressentie dans ma propre chair.

Cette culpabilité entravait toutes mes quêtes, me rappelant constamment mes imperfections, mes frustrations et mes échecs.

Faire la paix avec soi-même

Si, au moins, j’avais eu quelqu’un à qui demander pardon ! Cette personne aurait pu me pardonner. Quelle libération ! Elle aurait pu également me condamner à jamais : j’aurais ainsi donné un sens concret à ma culpabilité.

Mais, quand ce n’est pas le cas… Que faire ?

Rappelons-nous ce que veut concrètement dire « être coupable ». Celui qui est coupable est celui « qui a commis une faute« .

Est-ce une faute de faire des erreurs ?

Bien sûr que non. En s’éloignant de l’enfance, tout ce que nous faisons, c’est faire des choix et, ces derniers, nous conduisent immanquablement à nous tromper.

C’est OK de se tromper et puis d’essayer encore. C’est la vie ! On n’est pas COUPABLE lorsqu’on se trompe, on est RESPONSABLE.

La différence ?

 Responsable : capable de réponse. 

Cela implique que nous pouvons expliquer nos actes, même vaguement, et que nous pouvons décider encore d’une nouvelle action pour corriger une erreur ou produire un résultat satisfaisant.

Plutôt que de vous accrocher à ce sentiment inhibant de culpabilité, il est crucial d’accepter le constat que vous faites et de vous dire : « OK, ce résultat ou situation ne me convient pas, c’est un fait. Maintenant, que puis-je faire de concret pour obtenir un résultat satisfaisant ? »

Vers une confiance renouvelée

Se libérer de la culpabilité est une étape fondamentale vers la reconstruction de la confiance en soi. Bien que tout ne soit pas parfait, en embrassant une perspective plus bienveillante envers soi-même, on prépare la voie vers une paix intérieure et, finalement, une confiance en soi renforcée.

L’erreur à éviter quand on cherche à reprendre confiance en soi

Se montrer sûr de soi

Chercher à s’affirmer, c’est tout naturel et cela s’apprend. Néanmoins, souvent, lorsque l’on manque de confiance en soi, ce qui arrive, c’est que l’on recherche seulement à faire « comme si… ».

Il y a de nombreuses situations auxquelles cela s’applique : il s’agit en gros de donner le change ou de sauver les apparences. Je vais prendre un exemple simple pour illustrer ces propos : parler fort et regarder droit dans les yeux pour s’affirmer (se mentir).

Parler fort et regarder droit dans les yeux alors qu’on ne le sent pas

Il est courant de penser que parler fort et regarder son interlocuteur dans les yeux sont des signes indéniables d’assurance, mais cette croyance est une erreur pour plusieurs raisons :

On confond volume et assurance :

Parler fort ne signifie pas nécessairement que l’on est sûr de soi. Au contraire, cela peut être perçu comme une tentative de masquer son insécurité ou de dominer.

On néglige la qualité de la communication :

La confiance en soi ne se mesure pas à la force de la voix, mais à la qualité de la communication. Chuchoter ou énoncer doucement une demande ou des arguments concis est souvent plus efficace pour se faire comprendre.

On risque de paraître arrogant :

Adopter une attitude affirmée artificiellement peut être perçu comme de l’arrogance ou de l’agressivité, ce qui peut se retourner contre soi.

On néglige l’authenticité :

La véritable confiance en soi vient de l’alignement personnel. Adopter un comportement qui nous est étranger, simplement parce qu’il serait associé à la confiance en soi, peut nous éloigner de nous-mêmes et de nos sentiments véritables.

À terme, cela pourrait conduire à une dissociation de son vrai soi et entraîner une confusion quant à sa propre identité et à ses véritables besoins.

On augmente le stress et l’anxiété :

Essayer constamment de projeter une image qui ne nous correspond pas est mentalement énergivore. En effet, la pression constante pour sauver les apparences, nous rend sujets au stress et à l’anxiété.

Diminution de l’estime de soi :

Imaginons que vous réussissiez à donner le change.

Super, vous diriez-vous d’abord. Mais en échange de quoi ?

Le risque est de nourrir le déni d’une partie de soi et d’affaiblir votre amour et votre estime de vous-même. Dans ce cas, vous vous coupez progressivement de vous-même pour tenir votre rôle de composition.

Imaginons, sinon, que votre entourage ne réagit pas positivement à votre comportement et que vous persistez. Cela affaiblira probablement davantage votre confiance, mais à terme, vous verrez diminuer aussi votre estime de soi.

On évite la croissance personnelle :

S’appuyer sur des comportements superficiels pour prendre confiance, peut vous conduire à négliger la nécessité de réaliser un vrai travail de développement personnel et d’aborder les véritables problèmes sous-jacents. On risque ainsi de traîner comme un boulet un manque de confiance en soi chronique.

Comprendre que la confiance en soi ne se résume pas à des comportements observables et qu’elle est bien liée à une relation alignée sur ses propres besoins et identité, permet d’établir des liens authentiques et respectueux avec les autres.

Symptômes du manque de confiance en soi

1. Hésitation chronique : trop réfléchir →  Avoir peur d’aller de l’avant

Les personnes manquant de confiance en elles ont tendance à hésiter avant de prendre des décisions, même les plus simples. Cette hésitation est souvent due à la peur de faire le mauvais choix, de rater une opportunité meilleure ou d’être jugé par les autres.

2. Autocritique excessive : être dur envers soi-même → Nourrir des pensées négatives sur soi

Le manque d’assurance peut se traduire également par une tendance à se juger sévèrement. Le verre est, au mieux, à moitié vide et l’on est aveuglé par les défauts et les échecs. Les réussites et qualités ne sont jamais que des détails. Cette autocritique peut être si intense qu’elle paralyse l’action.

3. Sensibilité accrue aux critiques :

Un simple commentaire ou une critique, même constructive, peut être perçue comme une attaque personnelle et peut conduire à des réactions émotionnelles inappropriées.

4. Évitement des situations sociales :

Le manque de confiance en soi peut conduire à éviter les situations sociales par peur du jugement. Cela peut se traduire par l’évitement du travail en équipe, des réunions ou encore la fuite systématique de toute interaction sociale.

Attention, comme beaucoup d’autres symptômes, ce dernier ne se suffit pas à lui seul. Les introvertis ont besoin d’une bonne dose de ressourcement pour pouvoir profiter d’un acte social. Ils font donc des choix.

5. Posture corporelle fermée :

La confiance en soi se reflète aussi dans la posture. Le dos vouté, les épaules en avant, le regard baissé, le visage fermé ou une démarche hésitante peuvent être des signes d’un manque de confiance en soi.

6. Difficulté à fixer des limites : culpabilité, un symptôme fréquent

Les personnes avec un faible niveau de confiance en elles ont souvent du mal à dire non ou à dire stop. Elles peinent également à exprimer leurs besoins et désirs, de peur de déplaire ou de provoquer un conflit. Lorsqu’ils refusent, ils se sentent vite coupables.

7. Procrastination

La peur de l’échec ou du jugement peut conduire à remettre constamment à plus tard les tâches ou les décisions, même si elles sont importantes. Mais, attention, la procrastination n’est pas toujours mauvaise, ni un signe de manque d’assurance, car elle fait partie du processus de créativité.

8. Comparaison constante avec les autres

Il s’agit de la tendance à se comparer constamment aux autres, le plus souvent en se dévalorisant. Il n’est pas rare, dans ce cas, de faire l’inventaire de ce dont on manque par rapport aux autres. Cette comparaison peut renforcer le sentiment d’infériorité qui à la longue pourrait devenir un complexe d’infériorité.

9. Un besoin de validation excessif

Un besoin constant de validation ou de compliments de la part des autres peut, en effet, être un signe de manque de confiance en soi. C’est souvent le cas si vous peinez à donner de la valeur à ce que vous faites sans l’approbation des autres.

10. Avoir horreur des défis

Votre zone de sécurité est très bien définie. Tellement, qu’en sortir en devient une montagne. Comme disent les Espagnols : « Mieux vaut mauvais, mais familier, que nouveau et inconnu ». Vous trouvez que vous prenez déjà suffisamment de risques sans avoir à exploiter des prétendues opportunités.

4 Exercices pour reprendre confiance en soi

Aidez les autres

Comment aider les autres peut vous aider à reprendre confiance en vous ?

Aider autrui est une démarche profondément ancrée dans la nature humaine. De plus, lorsque nous tendons la main à quelqu’un, nous créons un lien d’empathie et de compréhension mutuelle. Offrir notre aide, nous place dans une position où nous reconnaissons nos propres compétences et capacités. Cela renforce notre estime personnelle, car nous réalisons que nous avons la capacité d’apporter un changement positif dans la vie de quelqu’un d’autre.

Par ailleurs, en aidant les autres, nous nous confrontons à des défis et à des situations que nous n’aurions pas rencontrés autrement. Chacun de ces défis nous permet de sortir de notre zone de confort, d’apprendre et de grandir. Chaque réussite est alors une preuve supplémentaire de nos capacités qui vient renforcer notre confiance en nous.

Enfin, voir l’impact positif de nos actions sur la vie de quelqu’un d’autre est extrêmement gratifiant. Cette reconnaissance extérieure, couplée à la satisfaction personnelle de savoir que nous avons été utiles, crée un cercle vertueux. Plus nous aidons, plus nous nous sentons valorisés et compétents, ce qui, en retour, renforce notre confiance en nous.

Ainsi, aider autrui n’est pas uniquement un acte altruiste, c’est aussi un moyen puissant de se redécouvrir, de se dépasser et de nourrir son besoin d’appartenance, essentiel à la confiance en soi.

Demander votre chemin dans la rue

Demander son chemin dans la rue peut sembler être une action simple et banale, mais elle recèle en réalité une profondeur psychologique qui pourrait contribuer à renforcer la confiance en soi. En effet, poser une question à un inconnu nécessite de surmonter les peurs de l’inconnu, du rejet et du jugement. En ouvrant cette porte, vous faites preuve de courage et d’assertivité, deux qualités essentielles pour développer une solide confiance en soi.

En interagissant avec des inconnus, vous vous exposez à des situations imprévues et à des réponses inattendues. Cela vous aide à développer vos facultés d’adaptation et d’écoute active. Ces interactions, même brèves, aiguisent vos compétences sociales et vous montrent l’une après l’autre que vous êtes capable de gérer des situations inattendues. Chaque interaction est une petite victoire qui renforce votre confiance en vos capacités.

Demander son chemin est une manière de se rappeler que nous sommes tous interdépendants. Il est naturel de chercher de l’aide et de se connecter avec les autres. Reconnaître notre vulnérabilité et accepter l’aide d’autrui, loin de nous affaiblir, nous renforce en nous rappelant l’importance du collectif et de la solidarité humaine. Ainsi, un simple geste comme demander son chemin peut devenir un puissant catalyseur de confiance en soi.

Lister ses réussites

Lister ses réussites est bien plus qu’un simple exercice de mémoire. C’est une démarche introspective qui permet de prendre conscience de ses accomplissements, grands ou petits.

Mettez sur papier vos succès passés. Vous vous offrirez ainsi une perspective tangible de vos compétences et de votre capacité à surmonter les défis. Vous avez déjà surmonté des obstacles par le passé, et faire la liste de vos réussites vous aidera à plusieurs titres :

  • Vous verrez votre verre à moitié plein
  • Vous boosterez votre motivation
  • Vous activez des souvenirs positifs associés à des sentiments de joie, de satisfaction et de fierté

Ces bénéfices, grâce à une simple liste, ont le pouvoir de combattre les pensées négatives et les doutes qui envahissent votre esprit. Elle crée un équilibre mental, en remplaçant les pensées auto-saboteuses par des affirmations positives sur vous-mêmes.

Listez vos réussites est un moyen de les reconnaître, de les matérialiser de nouveau et de les célébrer. Dans le tourbillon de la vie, si vous êtes comme moi, nous oublions souvent de nous arrêter et d’apprécier le chemin parcouru.

Cet exercice simple, mais puissant, est un pilier essentiel pour bâtir et maintenir une solide confiance en soi.

Pratiquez une activité physique régulière

Pratiquer une activité physique régulière représente bien plus qu’une remise en forme. C’est une quête de reconnexion intérieure et de renforcement de la confiance en soi. Il s’agit là de l’exercice le plus important.

Mettez-vous en mouvement et vous engrangerez rapidement une série de bénéfices psychologiques qui dépassent les avantages physiques évidents. Voici deux des effets quasi immédiats.

1. Renforcement du corps et de l’esprit :

Les bénéfices sur le corps se répercutent rapidement sur notre moral. En effet, chaque minute passée à faire du sport, chaque goutte de transpiration endurée renforce confiance et estime de soi. Chaque séance d’entraînement est une preuve tangible de notre détermination, de notre courage, de notre discipline et de notre capacité à repousser nos limites.

Comment expliquer cela ? Ce n’est pas que dans la tête, merci les hormones !

2. Libération d’endorphines :

Le sport est souvent appelé l’antidépresseur naturel. En effet, l’exercice physique stimule la libération d’endorphines, des hormones du bien-être, qui contribuent à améliorer notre humeur. Cette sensation d’euphorie post-entraînement, souvent appelée « high du coureur », peut grandement améliorer notre perception de nous-mêmes et renforcer notre confiance.

Mais au fait, c’est quoi les endorphines ?

Il s’agit de molécules produites par notre cerveau qui ont un double effet : analgésique et euphorisant. On comprend pourquoi le sport a un effet direct sur la diminution du stress et améliore automatiquement notre humeur.

L’exercice physique ne fait pas qu’améliorer votre confiance, il vous met de bonne humeur. Quoi de mieux pour aller vers les autres ?

Choisissez votre activité physique et lancez-vous. Vous pratiquez déjà ? Augmentez progressivement l’intensité.

Si possible, pratiquez à plusieurs.

Reprendre confiance en soi ? Que retenir ?

Reprendre confiance en soi est un voyage intérieur qui nécessite du temps, de la patience et de la persévérance.

Chaque épreuve, chaque doute et chaque succès sont autant de pierres qui construisent le chemin vers une confiance en soi renforcée. Rappelez-vous que la confiance réside dans la capacité à croire en soi, même dans les moments les plus difficiles.

En cultivant cette confiance, en apprenant de nos erreurs et en célébrant nos victoires, nous nous donnons les moyens de vivre une vie épanouie, au-delà de nos espérances passées. Au-delà des obstacles, c’est la confiance en soi qui nous guide, nous motive et nous permet d’embrasser pleinement notre potentiel.

Reprendre confiance en soi ne se limite pas à prendre une décision. Vous le savez, vous devrez y consacrer une certaine énergie. Pour poursuivre votre chemin vers la reprise de confiance, voici deux articles qui pourraient vous intéresser : « Manque de Confiance en Soi : les symptômes Décryptés » et « L’excès de confiance en soi : problème ou avantage ? ».

L'auteur : André Ortais Coach professionnel et personnel, spécialisée dans les relations, j'accompagne les hypersensibles de plus de 40 ans pour vivre une carrière épanouie à la hauteur de leurs talents sans sacrifier leur vie privée.
Confiance en soi

Collègue toxique ?

découvrez les clés pour comprendre

Un guide et des conseils par email