Avez-vous déjà connu le défaitisme dans votre vie ? Avez-vous rencontré des gens défaitistes ? Lorsque l’on arrive à cet état, ce n’est pas anodin, il s’est passé beacoup de choses. En effet, on a baissé les bras, et malgré une posture défensive, l’on a vécu un certain nombre de revers.
Explorons ensemble cette notion que l’on peut rapprocher d’un certain pessimisme. En effet, vous êtes nombreux à ne pas vous reconnaître comme pessimistes et pourtant, vous pouvez passer régulièrement par des phases où vous ne voyez pas la vie en rose, bien que vous ne soyez pas en guerre.
C’est ainsi qu’aujourd’hui, j’ai envie de parler du sentiment défaitiste.
Il s’agit probablement du concept le plus proche du pessimisme. En effet, avant même d’avoir livré bataille, sans même avoir perdu un premier combat, le défaitiste s’avoue vaincu.
Je ne suis pas révolutionnaire, on ne dérogera donc pas à la règle. Quittons ce vocabulaire belliqueux et allons voir ce que disent les dictionnaires sur ce mot afin de mieux comprendre ce qui peut rendre quelqu’un défaitiste.
Définitions du défaitisme
Selon le CNTRL, « le défaitisme est le manque de confiance en soi de celui qui est persuadé que ses projets sont irrémédiablement voués à l’échec.
Le Robert est plutôt d’accord, mais va plus loin, car il évoque l’abandon : « Attitude de ceux qui ne croient pas à une victoire et préconisent l’abandon de la lutte. »
Le Larousse, corrobore ces deux définitions, mais ajoute une notion clé et c’est celle qui m’intéresse : il parle de « pessimisme systématique ». Ce qui est implicite ici est que le pessimisme peut ne pas être systématique, et donc évitable dans certaines conditions.
Et vous, qu’en pensez-vous ? Le pessimisme est-il incontournable ou serait-il conditionné à certaines circonstances, à un certain contexte ?
Je ne vais pas me cacher, je suis quelqu’un de plutôt émotionnel et j’ai connu plus d’une fois les montagnes russes émotionnelles. Pourtant, l’inclination pessimiste est de moins en moins présente dans ma vie. Je suis convaincu que d’une façon ou d’une autre, nous avons toujours prise sur une partie de ce que nous vivons. Je reviendrai bientôt sur ce point : comment échapper au pessimisme ?
Finissions par une note positive.
Citation inspirante sur le défaitisme
Même quand tout va au plus mal, on peut voir les choses à notre avantage. C’est en tout cas ce que Monica Seles, joueuse de tennis, a dit :
“On apprend plus de ses propres défaites que des défaites des autres.”
Monica Seles
En effet, plutôt que de se comparer à ceux qui selon nous réussissent, pourquoi ne pas chercher à comprendre la leçon que nous avons à tirer de notre défaite ou plutôt de notre sentiment défatiste ? Êtes-vous en mesure de renverser la vapeur et tirer parti d’une situation à votre désavantage ? Cela dépend, comme dirait un bon normand, mais c’est cela aussi la vie : choisir sa façon de regarder le monde pour influencer son avenir.
Êtes-vous défaitiste ?

Vous dites peut-être de vous-même : « je suis défaitiste… ».
J’ai un avis très tranché sur la question. Une personne défaitiste est quelqu’un qui se caractérise par son défaitisme. C’est comme si cela était inné chez lui et inscrit dans sa nature profonde. Je pense que si ce n’est pas impossible que cela existe, cela est plutôt rare.
Il ne s’agit pas, en effet, d’un trait de caractère, mais plutôt, comme je disais plus haut, d’un état émotionnel. Il est tout naturel qu’après plusieurs coups durs rapprochés, on vive une période de doute et de perte de confiance en soi et en la vie. Certains pourraient même tomber dans un certain alarmisme et pourraient vivre une période de forte agitation et de nervosité.
J’ai la conviction que l’on peut raisonnablement se sortir du défaitisme.
De façon très personnelle et qui n’engage que moi, on pourrait donc se définir comme défaitiste de façon passagère, mais rarement de manière définitive. On n’est pas intrinsèquement défaitiste sans être atteint d’une certaine mélancolie.
Envie de réagir à ma vision du défaitiste ? Sentez-vous libre de donner votre opinion à ce sujet dans les commentaires. Comme d’habitude, j’y répondrai avec grand plaisir même si vous n’êtes pas d’accord avec moi. Et, qui sait, j’évoluerai peut-être avec vous.
Le défaitisme ça vous parle, mais pas dans la situation que j’évoque dans ces quelques lignes ? Vous pourriez peut-être consulter dans ce cas les articles sur l’alarmisme, la mélancolie ou encore la préoccupation. Ce sont tous des concepts reliés et relativement proches.
L'auteur : André Ortais Coach professionnel et personnel, spécialisée dans les relations, j'accompagne les hypersensibles de plus de 40 ans pour vivre une carrière épanouie à la hauteur de leurs talents sans sacrifier leur vie privée.
Sources :
Larousse
Robert, CNTRL
Moi je relierai bien volontiers le défaitisme à l’idée d’être cloué au sol. Assez proche de pessimiste qui se met des bâtons dans les roues. Le défaitiste quant à lui doit trouver une solution pour s’en sortir de sa situation (se bouger ne l’amène qu’à la folie – il s’éparpille – le mieux est qu’il se calme et trouve une solution). Le pessimiste pour sa part, doit juste apprendre à être moins bête, car il ne l’est pas, et donc apprendre à réfléchir autrement. Ne dit-on pas que le positif attire le positif ?
Merci pour votre point de vue.